
Nous pouvons s'estimer heureux, car normalement pendant la saison sèche les alizés baissent (les prix aussi, ce qui n'est pas négligeable)... en nombre de sessions sur 2 semaines
Sigo aura pratiqué 6 fois et Olivier 9, le vent fut donc avec nous ! Par contre, les conditions des stages de
kitesurf suivis par
Sigo n'étaient pas au top (conseils très limités, aile trop petite, etc), ce qui n'empêche à la fin, comme le prouve la photo elle commençait à tracer de jolis bords en complète autonomie. Nous étions hébergé à la Pointe du Bout, spot sélectif (presque élitiste) pour décoller et atterrir l'aile, avec une marge de sécurité restreinte à 10-20 m, et dangereuse en cas de dévente (une fois, si un jet n'avait pas remorqué Olivier, il aurait "embrassé" la forêt de palétuviers la planche aux pieds !).
La 1ère semaine sans voiture, nous en avons profité pour se baigner dans une eau à 27°C, naviguer, se reposer, planifier nos circuits, mais aussi soulager nos premiers coups de soleil car il tape fort (32 °C à l'ombre du lever à 5h30 au coucher à 18h30), malgré les orages brefs et violents là-bas. Nous vivions dans un studio qui aurait pu contenir 4 à 5 personnes, assez confortable et agréable, en faisant abstraction des bruits de travaux qui nous motivaient à bouger dès 6h30. En moyenne 1 jour sur 3 nous allions au
resto, sinon nous cuisinions avec les produits achetés au marché. Les gens étaient plutôt accueillants en général, mais le service pouvait être très inégal ; qu'à cela ne tienne on essayait de s'adresser aux "
doudous" souriantes.
La 2ème semaine avec voiture, enfin nous sommes partis à la découverte de l'île dans son intégralité (1000 km parcourus), nous avions soif d'aventure, un peu marre de s'encroûter dans notre bulle
touristico idéale. D'une côte à l'autre, de la mer des Antilles à l'océan Atlantique les paysages sont variés et vallonnés (ponctués de mornes, sortes de petits sommets), la végétation luxuriante entoure les champs de canne à sucre et bananeraies. A cause de la chaleur, nous avons finalement évité la
rando en se limitant à de petites ballades bien
ciblées, et en se rattrapant avec la plongée car les fonds ne sont pas ridicules. Bien sûr le
kite était toujours prêt dans le coffre, il nous a servi dans l'anse Michel (lagon paradisiaque), ainsi que
Ste Marie (banc de sable avec d'un côté les vagues, de l'autre du plat).
En toile de fond, nous avons vécu les élections en complète opposition, puisque
Ségo l'a emporté avec 60% de voix (
TV en vacances à bannir !). Par connaissances, nous avons pu déjeuner chez des
Martiniquais pure souche, ce qui nous a permis de mieux comprendre le pays, ses us et coutumes.
Au final nous sommes rentrés en forme, contents de notre choix (objectif différent du
Pérou l'année dernière), et bien sûr prêts à refaire nos bagages... prochain périple en
Asie sans doute.